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red eyes. (sterre)

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Sterre Vujicevic
a walk among the graves + funnel of love
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MessageSujet: red eyes. (sterre) Dim 7 Juin - 11:53


sterre vujicevic
Nom : c'est le nom de ses ancêtres qui coulent dans ses veines et forgent son caractère. vujicevic, la délicate poupée au teint de porcelaine. ✝️ Prénom : elle retient de son enfance le prénom de sa grand-mère, unique trace du passé qu'elle se doit de conserver. sterre, entendait-on hurler à l'horizon. ✝️ Âge : trente-huit années qu'elle erre dans ce monde infâme, à la recherche d'elle-même. avec ses ombres hantées derrière son corps d'enfant et ses idées noires peintes sur le visage. ✝️ date et lieu de naissance : c'était un hiver comme un autre sur une terre vaine ; hiver 1977, à colombus. ✝️ vos origines : c'est le sang de ses ancêtres qui s'agitent en son sein et rythme inlassablement la même mélodie dans son cœur. ce sang d'hollandais qui lui fait oublier ses malheurs. ✝️ Ancien métier : elle avait l'habitude d'entendre résonner dans son esprit les portes se claquer, les hurlements de ces bêtes sauvages enfermées entre quatre murs, l'ancienne maton. elle avait l'habitude d'observer avec mépris ces monstres de la société, à leur cracher au visage et à en admirer les plus délicats. quelle vie hantée par les images de ces divergents. ✝️ Métier actuel : réponse ici.réponse ici.réponse ici. ✝️ Orientation sexuelle : elle a le regard rivé vers les vilains garçons, ceux dont l'attitude agace les gentes demoiselles. elle, l'impitoyable misogyne qui méprise les siennes.  ✝️ Statut matrimonial : le cœur lourd, le cœur pris,  qui s'accélère dès qu'elle aperçoit les traits de celui pour qui elle vit. le mauvais gamin enfermé derrière les barreaux et elle, son impitoyable bourreau.✝️ Localisation : comme une âme sinistre, comme une âme noire qui se repentit de ses péchés, elle erre entre les quatre murs de l'église de greenville. le regard rivé sur ces pierres tombales, l'infâme murmure de la mort qui résonne à ses oreilles, rappel de ses horribles erreurs passées. ✝️ Caractère : froide, manipulatrice, exigeante, impitoyable, noire, mystérieuse, solitaire, égoïste, traite, fausse, hypocrite, vipère, inconsciente. ✝️ groupe : elle a, étrangement, le cœur ancré chez les funnel of love.
about you
 elle a le regard vide, comme ancré dans le passé. sans jamais s'y évader, à l'image d'une coquille vide et aux trous béants, que l'on chercherait désespérément à remplir. ✝️ sa peau de marbre est aussi froide qu'elle en a l'air, tant sa personnalité est révoltante. faussement agaçante et égoïste, elle n'est, finalement, qu'une poupée brisée qui cherche à se reconstruire dans un monde aussi anéanti qu'elle. ✝️ comme obsédée par son passé, par ses souvenirs d'antan et ses visages d'enfants auxquels elle rêve chaque nuit, elle garde auprès d'elle une immense et immonde collection de poupées, précieusement gardée dans un sac. ✝️ c'est d'ailleurs  son sac qu'elle ne quitte jamais, tant elle est effrayée à l'idée de devoir reprendre la route sans en être prête. les erreurs du passé, c'est à tout pris ce qu'elle cherche à éviter. commettre les mêmes conneries, bon sang, ce n'est pas pour elle. ✝️ car s'il y a bien une chose qu'elle regrette, c'est ce qu'elle a pu faire à l'époque. par amour, par égoïsme ou par insouciance, elle est hantée par ses souvenirs et c'est pourquoi elle a rejoint les survivants de l'église. ✝️ pourtant, chaque nuit, après les visages d'enfants et les horribles hurlements, elle voit son visage. celui pour qui son cœur bat, à chaque instant. alors elle se réveille en panique, le corps empli de sueur et dès lors, elle comprend que le cauchemar est tout à fait réel. ✝️ elle, l'impitoyable bourreau des détenus, qui se plaisaient à les surveiller et les matraquer, elle, l'horrible traître de la nation. car elle avait prêté serment, elle avait juré de ne jamais se laisser corrompre par ces criminels et la voilà qui commettait sa plus grande erreur.  ✝️ et lui, avec ses jolis cheveux et ses beaux yeux. ses grands promesses et ses doux caresses. elle s'était fait duper par ce monstre, qui l'avait rendu fou de lui et elle, folle de la vie. ✝️ désormais, elle n'est plus que l'ombre d'elle-même. comme si une part de son esprit s'était envolé lorsqu'il l'avait quittée. disparue, envolée. elle n'est plus que la noirceur du passé et les cris d'autrefois. ✝️ à l'image du comédien qui joue une scène, elle se joue des autres et porte son masque à chaque instant. comme étrangère parmi son camp, elle attend le jour fatidique dans lequel elle abandonnera sa vie à ce monde cruel. ✝️ ce n'est ni une fataliste, ni une pessimiste, bien au contraire. elle est seulement une femme désespérée, amoureusement trompée et inlassablement morte en elle-même. ✝️ pourtant, se nourrit en elle l'espoir de le revoir. lui, son amoureux transi. alors elle attend, chaque jour, en espérant apercevoir un signe de lui, mais en vain. ✝️ elle se sait naïve, idiote, consciente d'être aussi faible face à un homme, mais c'est plus fort qu'elle. elle est le pantin manipulé de ses mains, comme impossible de se mouver contre sa volonté. celle du marionnettiste dont elle est éperdument folle. ✝️ alors, elle a peur. elle est terrorisée à l'idée de l'apercevoir derrière un rôdeur, affamé de chair, lui aussi. terrorisée de le voir surgir, arme à la main, et de l'assassiner sans une once de regret. comment savoir si le passé était réalité ou pure manipulation de la part de ce monstre infâme ? elle se questionne, se torture, tel un bourreau qui inflige un interminable supplice à sa victime. ✝️ elle, la condamnée de ce monde. comme destinée à errer parmi les humains, sans véritables quête, si ce n'est le retrouver. comme destinée à errer parmi les morts, en se sachant bientôt rôdeur, elle aussi. comme destinée à se mourir, elle et son corps frêle. ✝️ alors elle attend. elle attend que le quotidien se poursuive, que ses jours se terminent et que son heure vienne. elle attend que la mort, la grande faucheuse elle-même, vienne la récupérer pour rejoindre le royaume des flammes, mais jamais rien ne vient. ses journées restent identiques, contrairement à son corps et son cœur qui agonisent lentement, tendrement, éperdument.  
behind the screen
ton pseudo : the road. ✝️ âge : dix-neuf ans. ✝️ pays : france. ✝️ fréquence de connexion : quotidienne. ✝️ comment t'es arrivé ici ? : mystère, voyons. ✝️ un commentaire ? : ça va croquer du zombie.  
©️ all right awatg

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Sterre Vujicevic
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MessageSujet: Re: red eyes. (sterre) Dim 7 Juin - 11:53


a story to tell

FROM DUSK TILL DAWN.

À travers la fenêtre ouverte, un mince filet d'eau s'infiltrait, depuis longtemps déjà. Sur le sol, il y avait même les traces d'une marre qui, bientôt, deviendrait écarlate. Dehors, la pluie s'abattait sur la ville. À l'image de cette tempête qui s'abattait dans l'esprit meurtri d'une femme infâme. Pourtant, rien encore n'avait laissé penser que le drame surviendrait. Mais si l'on était plus attentif à la scène, on savait. On comprenait alors par les bouteilles en verre, les mégots qui jonchaient le sol et le parfum du désespoir qui flottait dans l'air, que quelque chose de sombre grandissait ici. Quelque chose de noire, quelque chose de sinistre. Quelque chose de malsain. Ce n'était là que le pâle et terne reflet d'une vie hantée par les souvenirs d'enfance. Avec l'absence d'une mère et l'omniprésence d'un père. Avec ses caresses étranges et ses promesses de sang. C'en était trop à supporter pour une femme frêle et anéantie. Car en son sein, quelque chose avait été assassiné par ces visions, surgissant du passé. Quelque chose avait été assassiné. Quelque chose qui, autrefois, était destinée à être bon, grand, fort et beau. Quelque chose de vif et précieux et qui, aujourd'hui, n'était plus qu'un tas de cendres parmi la poussière.
« C'est héréditaire, comme pour votre père. Inopérable. » avait-il répété, à plusieurs reprises. Comme si elle n'avait pas voulu entendre. Comme si elle n'avait pas voulu le croire. Comme si ignorer la chose aurait changé son tragique et funeste destin. Mais ce n'était pas le cas. Elle ne pouvait changer qui elle était et encore moins ce qu'elle serait. Devant ses paupières closes, mille nuances se mirent à danser jusqu'à se mourir. Les battements de son cœur ne cessaient de s'accélérer et puis, tendrement, brusquement, elle se sentit mourir, elle aussi. Quelle bien triste ironie du sort que de se savoir condamnée à mourir. Elle, l'impitoyable bourreau n'était plus qu'un piètre tas de débris dans ce monde immense. Et en elle, quelque chose d'intense venait de s'éteindre. Comme un incendie qui cessait en quelques secondes à peine, comme une flamme qui s'étouffait, seule. C'était ce qu'elle était depuis toujours, depuis trop longtemps déjà. Comme une enfant brisée par les souvenirs de ses parents. Avec ces éternels éclats bleus et écarlates, partout sur son corps de chiffon. L'enfant battu, la gamine rejetée. « Je te cracherai dessus toute ta vie. » n'était-ce pas ce qu'il lui avait dit, juste avant qu'il ne meurt ? Là, au bord de l'agonie, ses mots avaient résonner dans son esprit et, aujourd'hui encore, elle les entendait clairement tout autour d'elle. « T'es qu'une merde, sans moi. » répétait-il, inlassablement. Ça avait été ça, le soucis avec son père. C'était constamment la même histoire, constamment la même mélodie. Les mêmes blessures, les mêmes coups. Les mêmes plaies et saignements, à chaque instant.
Et puis, du jour au lendemain, ça s'était terminée. La maladie l'avait rongée jusqu'à la moelle et alors, il était partie s'enterrer sous l'alcool. Comme sa petite fille. C'était son portrait craché, il avait raison.
Alors aujourd'hui, elle buvait à sa santé et en son honneur. Tout autour d'elle, il y avait des souvenirs d'autrefois. Avec les vieilles bouteilles vides, les vieux mégots et cette interminable parfum de désespoir qu'elle suintait depuis toujours. Et elle, avec son corps faible et meurtri. Elle, avec son esprit de faible et de morte, presque encore en vie. Elle était là, allongée sur ce sol glacial, le regard dans le vide. À songer à ses erreurs du passé, à ce destin qui la rattrapait et à ce père qui la suivait à chaque instant de sa pathétique vie. La pathétique enfant. Comme pour lui rappeler qu'elle n'était rien en ce monde, elle tenta de se relever et, lourdement, chuta sur le carrelage froid. Elle tremblait de tout son être, sans aucune raison de vivre. Devant elle, il y avait toujours ces bouteilles vides. Pourquoi était-elle vide, déjà ? Elle avait bu, encore et toujours. Elle avait bu jusqu'à en perdre l'envie, jusqu'à en perdre le goût. Des larmes, ses larmes, avaient couler sur ses joues jusqu'à ce qu'elle n'en ait plus. l avait raison, il avait toujours eu raison. Elle était pathétique.
Elle s'allongea sur le dos, nue et transpirante de désespoir, de tristesse et de malheurs. Pendant quelques secondes, elle ferma les yeux et alors, elle se sentit s'envoler. Comme les détenus qu'elle surveillait, elle s'imagina s'évader à travers la fenêtre ouverte et partir pour un monde meilleur. Partir pour un monde nouveau. Lorsqu'elle les rouvrit, quelques instants après, il était là. Elle savait que c'était la maladie qui parlait et que ce qu'elle voyait n'était que le fruit de cette noirceur qui grossissait en elle. Dans son cerveau. Il n'était pas vraiment là, mais pourtant, elle parvenait à sentir son odeur. Et son regard. Son regard la pénétrait comme il avait l'habitude de le faire dans le passé. Les battements de son cœur s'arrêtèrent une nouvelle fois et, lentement, elle se redressa. « T'es qu'une merde. Regarde-toi, t'es pathétique, putain. » Comme il avait l'habitude de le faire encore, il lui cracha dessus. En son sein, une voix lui soufflait qu'il était réel. Que sa mort n'avait pas été réelle. Qu'il se tenait bel-et-bien dans cette chambre moisie et que, comme il avait l'habitude de le faire, il viendrait l'attraper. Pour la battre. Pour la torturer. Pour la briser. Elle ferma les yeux, peut-être alors, s'échapperait-il et elle reviendrait à la réalité. Mais tout ce qu'elle entendit, c'était son rire. Comme il avait l'habitude de le faire. Cet horrible rire qui résonnait encore à ses oreilles et qui, inlassablement, se moquait d'elle. Il s'approcha d'elle jusqu'à ce qu'elle parvienne à sentir son souffle. Son regard rivé dans le sien, elle se sentit presque mourir.  « T'es qu'une merde, putain. » Il lui fit l'effet d'une bombe. Comme un impact assourdissant, elle sursauta. Des larmes coulaient sur ses joues sales et ses cheveux vinrent cacher son visage, qu'elle baissait honteusement vers le sol. « Non. Tu n'es pas réel. » Alors, un sentiment noir et profond l'envahit. Un sentiment qu'elle n'avait jamais ressenti auparavant. La rage gagna ses membres frêles. Elle redressa la tête. « Dégage, espèce d'ordure. » Un rire retentit, le même qui l'avait hanté durant des années. Pourtant, elle n'en eut pas des frissons. Au contraire, elle resta de marbre face à celui qui l'avait brisé. « Si t'avais pas déjà crevé, je t'aurais tué. » Elle se redressa et pour la première fois depuis toujours, son regard s'ancra dans celui de son paternel. « Je te jure, je t'aurais buté, salopard. » Elle l'avait répété à plusieurs reprises, comme pour s'assurer qu'il le comprenait pleinement. Et alors, devant ses yeux pourtant vifs, l'infâme silhouette de son paternel s'envola. Elle se retrouva seule avec ses démons, une nouvelle fois encore.
Alors, elle s'écroula sur le sol et des larmes vinrent teinter ses joues déjà rosies par l'émotion. « Je t'aurais buté. »

BECOMES THE COLOR.

Il y avait cette étrange odeur qui flottait dans l'air ; un horrible mélange de pourriture et de cendres. Dehors, des flammes s'étendaient à travers les bâtiments. L'Enfer était partout autour de ces murs, tandis que ses démons en naissaient. D'infâmes cris résonnaient au-delà du paysage, c'était les hurlements des déviants. Ces condamnés, ces hommes et femmes, ces enfants et parents. Ces condamnés destinés à errer derrière les barreaux d'une cellule. À l'âme aussi sombre que cette étouffante fumée noire qui, peu à peu, l'étouffait. Et puis, il y avait toujours ces flammes qui dansaient devant ses paupières closes et cette chaleur, cette atroce chaleur qui brûlait son corps. Le feu était parti en elle, surgissant de son cœur pour l'asphyxiait jusqu'à la moelle. Elle ouvrit les yeux.
Là-bas, tout semblait calme. Il y avait de temps à autre les plaintes d'un détenu, forcé à attendre sa sentence tomber. Et puis, il y avait toujours cette odeur de pourriture qui flottait dans l'air. De plus en plus forte, de plus en plus intense. Et alors, l'alarme résonna à travers les murs du bâtiment. Les condamnés se mirent à s'agiter, à hurler, à cesser de se pavaner pour paniquer. Et c'est ainsi que la panique gagna chaque âme de cette étrange pièce de théâtre. Ce n'était plus les plaintes des détenus qui se cognaient contre les murs moisis de la prison, mais plutôt les infâmes grognements. Ils étaient là, juste devant ses yeux meurtris. Leurs silhouettes s'agitaient, s'avançaient, se mouraient lentement devant ses yeux. Lui, elle ne le connaissait que trop bien. Dans son uniforme un peu trop serré ; le même que le sien. Dans son regard un peu trop vidé. Un peu trop affamé. Comme un poids impossible à bouger, ses jambes restèrent figées. Les battements de son cœur se figèrent, eux aussi. Autour d'elle, tout se passait si lentement qu'elle parvenait à percevoir chaque détail de cette scène surréaliste. Il était là, devant elle. Près d'une cellule qu'il était censé ouvrir, près d'un détenu qu'il était censé regarder du coin de l'œil. Et puis, ses bras passèrent entre les barreaux, attrapèrent sa victime et alors, ses dents se plantèrent dans sa chair. Là, le sang était partout. Il giclait, surgissait, s'évacuait de ses corps sans vie.
Et puis, devant ses yeux, tout disparu. Il n'y avait plus qu'une infinité de blanc et lui. Lui, pour qui son cœur s'affolait. Lui, pour qui son corps se plaignait d'amour. Elle devait le voir, le toucher, sentir sa peau contre la sienne pour la première fois depuis une éternité. Elle devait le sauver. Alors, devant son regard effrayé, apparu la scène d'horreur dans laquelle elle se trouvait. Cette horrible parfum de pourriture, de rouille et de mort. Il était partout.
Et sans trop savoir comment, elle se retrouva à la salle des machines. Le sauver, c'était tout ce qui comptait. Celui pour qui sa vie n'était plus plate, vidée de tout sens, de toute lumière, de tout espoir. Devant elle, il y avait le mécanisme qui ouvrait toutes les cellules. Sans comprendre pourquoi, elle hésita. Et puis, elle appuya sur le bouton et de l'autre côté du mur, l'Enfer se déchaina. Un à un, les démons purent sortir de leur cage et en l'espace de quelques instants, les murs devinrent écarlates. Le sang était partout, la mort était partout. On entendait plus que les cris et les grognements résonner à travers le bâtiment. C'était incroyablement fascinant que de voir chacun de ces hommes, chacune de ces femmes, se battre pour sa propre vie. Pour garder son âme intact alors qu'au fond, ils se savaient tous déjà condamnés pour leurs actes passées. Et elle aussi, elle était maintenant condamnée. Condamnée pour avoir laisser ces êtres sortir de leurs cellules. Eux, les prisonniers de ce monde, simplement pour sauver celui qu'elle aimait éperdument. Et si elle s'était trompée ? S'il ne l'aimait pas, en retour ? Elle était folle. Folle de croire pareilles bêtises alors qu'il lui avait témoigné ses sentiments à de multiples reprises. Le marionnettiste. Qu'elle était idiote. Elle devait savoir.
La dangereuse mélodie qui résonnait en son sein s'accéléra. Autour d'elle, tout était étrangement lent. Comme au ralentit, une nouvelle fois. Elle parvenait à voir chaque détail de ces monstres affamés de chair qui se nourrissait des détenus qu'elle venait de libérer. Qu'elle venait d'envoyer à la mort. Elle parvenait à voir chaque détail, mais quelque chose lui échappait. Elle le savait. Et lorsqu'elle arriva devant la cellule qu'elle cherchait, elle sut ce qu'elle avait oublié. Son cœur s'arrêta, l'air s'évada de ses poumons et elle s'écroula au sol. L'intérieur était horrible, voire insoutenable. Les murs étaient parsemés de sang, ces tâches écarlates qui dégoulinaient au sol. Des morceaux de chair étaient encore étendus sur l'un des lits tandis qu'un monstre s'y plaisait. Elle était arrivée trop tard.
Combien de temps était-elle restée allongée sur le sol ? Attendant que la mort ne vienne la faucher, qu'un monstre ne vienne l'avaler, elle aussi. Elle ne savait pas, elle avait tout bonnement perdu la notion du temps. Elle avait perdu l'envie de vivre, de s'évader et de poursuivre cette interminable quête qu'était sa vie, moisie, pourrie. Pourtant lorsqu'une main s'accrocha à son épaule, elle sursauta.  « Il faut partir, Sterre. » Non, elle ne voulait pas. Elle ne voulait plus. Pourquoi partir alors qu'autour d'elle, tout était si merveilleux ? Elle voyait soudainement de la beauté en ces créatures, quelque chose d'extraordinaire et lui était quelque part. Lui était l'une d'elle. Peut-être. Probablement. Peut-être qu'il était parti, qu'il s'était évadée comme elle l'avait espérée. Peut-être qu'il s'était battu comme elle se devait de le faire. Elle attrapa  d'une main tremblante l'arme qu'il lui tendait. « Si tu veux vivre, c'est maintenant ou jamais. » Il avait raison. C'était maintenant ou jamais.  
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Lenke Dezso
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MessageSujet: Re: red eyes. (sterre) Dim 7 Juin - 23:53

JE VEUX UN LIEN

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Don't make me sad, don't make me cry sometimes love is not enough and the road gets tough i don't know why. Keep making me laugh, let's go get high The road is long, we carry on. Try to have fun in the meantime ©️ all right awat
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Sterre Vujicevic
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MessageSujet: Re: red eyes. (sterre) Lun 8 Juin - 18:56

Entre deux créatures aussi parfaites, c'est nécessaire.

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MessageSujet: Re: red eyes. (sterre)

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