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(would things be easier if there was a right way?)

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Briséis Sparks
a walk among the graves + red right hand
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INSCRIPTION : 10/06/2015
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LOCALISATION : jolie prison dont elle connaît les moindres recoins, nouvelle alice au pays des merveilles : briséis au pays des condamnés.

MessageSujet: (would things be easier if there was a right way?) Sam 13 Juin - 1:29


would things be easier if there was a right way?
ft. cersei reyes
elle trouve ça laid, l'apocalypse. désespérément dégueulasse. c'est noir, noir, et c'est gris, horriblement gris. elle s'habitue aux nuances qui dansent sur l'autel de papier blanc sur lequel elle relit parfois de vieux livres écrits il y a si longtemps maintenant. c'est laid, l'apocalypse, car cela n'a rien d'une tragédie. le chœur ne lui annonce pas les morts à venir, les accidents auxquels il faut qu'elle se prépare. elle ne sait pas quels seront les cadavres exquis qui se battront devant sa porte au petit matin pour un bout de sa chair, une goutte de son sang. l'apocalypse, se rend-t-elle compte, n'est qu'un drame. un long et terrible drame ou personne n'échappera vraiment. et il reste l'espoir, ce sale espoir, d'être le dernier survivant et l'unique monstre conscient de ses actes. "l'espoir est un vilain mot", lui chuchote galaad à l'oreille alors qu'ils sont allongés dans le grand lit. elle sait alors qu'elle a réfléchi à voix haute. sparks le fait souvent, en réalité, quand ils sont seuls. parce qu'elle a beau ne pas utiliser des mots, il a cette faculté de rentrer dans sa tête de détraquée pour en sortir des idées précises qu'elle n'arrive pas à formuler. elle se tourne vers lui et sent ses lippes s'étirer en un sourire amusé. s'il savait, le pauvre, s'il savait ce qu'elle fait de l'espoir, la façon dont elle le déchiquette avec ses dents. celle qu'elle a d'enfoncer ses ongles dans l'espoir pour l'entendre crisser, cette saleté. sparks, elle n'aime pas le mot espoir. il rime trop souvent avec promesses.

ils restent là longtemps à se regarder. briséis, elle aime les yeux de galaad. tout du moins, elle les aime à ses façon : elle n'a ni envie de les manger, ni de les arracher, ni de les crever. ils sont d'une beauté atypique et si simple. quelques paillettes dans deux iris d'un marron fascinant. et elle reste ainsi allongée, à le regarder, à s'immerger complètement dans ses yeux écorce avant que galaad ne se redresse dans un soupir dramatique. "je dois y aller." se justifie-t-il d'une voix lente et mesurée. elle en esquisse un sourire tant sa flegme se sent. il n'est pas connu pour être très motivé, galaad. il lui fait une dernière petite courbette en passant la porte avant de saluer quelqu'un qu'elle devine comme cersei. "cerise." immédiatement, les grands yeux de sparks se tournent vers l'entrée de la cellule ou cersei va pénétrer. à sa façon. comme un fantôme glissant sur le sol, d'une beauté rayonnante et d'un pas extrêmement léger. c'est vrai que la jeune femme possède sa façon si subtile d'exister... briséis en est constamment subjuguée. "little star." lance-t-elle avec un demi-sourire carnassier en tapotant la place sur les lits rapprochés ou ils dorment habituellement à trois. quand cersei est enfin allongée, sparks glisse ses jambes contre les siennes à la manière d'une enfant. et elle en a l'air, de la môme. sauvage. les cheveux emmêlés et les yeux fous, détaillant avec curiosité le visage de cersei qu'elle pourrait dessiner les yeux fermés avec une perfection désarmante. "tu veux jouer?" demande-t-elle sans aucune douceur. sa voix est joueuse, maligne, calculée, persuasive. "c'est le jeu des 'et si'. je te pose un 'et si' et tu me réponds honnêtement. d'accord?" elle explique les règles à sa prisonnière comme on expliquerait les règles à une enfant. non pas qu'elle se soucie tout particulièrement de sa compréhension, mais sparks aime être arrogante et prouver encore une fois à la lumière qu'elle reste celle qui décide des règles. "et si tu pouvais manger n'importe quoi?"

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MessageSujet: Re: (would things be easier if there was a right way?) Sam 13 Juin - 13:19


would things be easier if there was a right way?
ft. briséis sparks
Son regard se dépose sur la plaie du garçon qui tend son bras. Naturellement, elle lui demande la cause de cette coupure et on lui répond que la machette utilisé pour tailler l’héroïne a été caresser son bras. Et elle sourit. L’humain choisit tant de façon différente pour justifier son manque d’attention. Une lame qui caresse la peau, se couper sans faire attention, la lame d’un autre. Tout ça pour éviter de se dire en face que l’on est stupide. Que la prochaine fois, ça pourrait être une grosse veine, une tête. Alors elle sourit, la petite ballerine. Elle désinfecte, et avec son aiguille, elle le guérit. Parfois, elle a affaire à des prisonniers qui pleurent. D’autres sont en colères. La nuance des sentiments. Elle admire les êtres humains. Eux, les hommes avec leurs sentiments, leurs colères, leurs tristesses. Eux qui sont tellement vivants, qui en ont perdus, mais qui ont toujours cette force de s’attacher à la vie. La petite étoile, elle, elle scintille toujours dans le ciel. Mais elle est seule, perdue dans son univers gigantesque. Aucune étoile ne scintille à ses côtés, même pas celle d’Harry. Et puis il repart, le grand gaillard, il doit aller travailler. Et elle soupire, elle se relâche. Son doigt va caresser une seringue et elle se donne une nouvelle dose. Peut-être parce que son boss lui dit de faire un tour, qu’elle a déjà assez bossé comme ça. Parce qu’elle ne veut plus rester dans la cellule, elle ne veut plus se retrouver dans ce lit, entouré de ces deux corps. Elle ne veut plus sentir les mains sur sa peau, ni la comptine. Elle ne veut plus scintiller, elle ne veut plus regarder le miroir. Voir son visage décomposé, éternellement saint. Elle ne veut plus voir ce visage si délicat qui a perdu tant de sa beauté naturel. Elle était humaine, autrefois. A courir dans le champ, après les vaches de son père.  Elle était humaine, en déposant le petit pansement rose sur la petite-fille. Aujourd’hui, elle est cette étoile qui scintille pour les beaux yeux de Briséis.

Elle avance dans le couloir de la mort. L’étoile scintillante, le fantôme qui vole au-dessus de tous avec sa présence complètement différente. Elle est dans son monde, la môme. « Cerise. » Qu’il murmure. Le meurtrier, le petit bâtard qui, chaque soir, lui murmure cette chanson. Il suit le rythme de Briséis, il la suit tout simplement parce qu’il dépend d’elle comme d’une drogue. Le dealeur amoureux de sa substance, le Lolita de la jolie Nakobov. On aime une personne à la fois. Pourtant, Briséis, elle, n’aime pas. Elle tue, elle dévore, déguste la malheureuse beauté. Mais elle n’aime pas. Elle brûle à vif, elle marque la peau de son emprise dévorante. Et à ce petit surnom susurré par le délicat brun, voilà que l’animal roux se réveille. Elle affiche un petit sourire délicat, impassible envers le garçon qui laisse les deux filles dans la chambre. « Little star. » Qu’elle l’appelle l’enfant. La chanson reprend dans sa tête. Elle est tétanisée, le temps d’une seconde. Son bras s’accroche au barreau alors que la rousse affiche ce sourire dévorant. Celui qui dévore les jolis rêves. Qui enlève la beauté. Elle ne laisse que l’horreur, le sang. Et elle murmure à quel point la beauté était belle autrefois. Et qu’il faut continuer à scintiller, scintiller, scintiller … petite étoile. Et elle avance, Cersei. Elle n’a pas le courage de fuir. Alors elle s’avance et tombe dans le piège malsain. Elle s’y assoit, puis s’allonge pour imiter la rousse. Tourné sur le côté, son coude sous sa tête, elle observe sa tendre Nakobov qui dépend à son tour d’elle. Ses jambes s’enroulent contre les siennes et elle ne peut pas s’empêcher de sourire. C’est ce qu’ils faisaient, avec papa et maman, dans le grand lit familial. Maintenant, il ne reste que du sang de papa et maman sur le lit. Les enfants sont grands, ne cours plus, il meurt. Et l’étoile doit scintiller dans l’enfer. « Tu veux jouer? » Peux-t-elle dire non à sa requête glaciale ? Non, elle ne peut pas. Il est tard, la petite bougie éclaire la pièce et Cersei acquisse se jetant dans la gorge du loup. « C'est le jeu des 'et si'. Je te pose un 'et si' et tu me réponds honnêtement. D'accord? » Scintille, scintille, qu’elle se dit. Il ne faut pas faillir. Ne pas la décevoir. Briséis doit sourire. Elle doit rire. Seulement Galaad est parti. Alors elle doit lui faire plaisir. Elle a un peu peur. Briséis est capable du pire. Et l’enfant hoche la tête doucement, comme une petite lumière qui crépite. Elle est si douce. « Et si tu pouvais manger n'importe quoi? » Elle ne sait pas quoi répondre. Son appétit est mort. Elle avale des pommes à midi et des aiguilles le soir. Oh, elle boit légèrement. Parfois un peu d’alcool, mais elle prend garde à ce que la garce ne la voit pas avaler le pêché de Satan. L’étoile doit scintiller. Toujours. Elle n’a pas de pause. Ou alors, juste une seconde. Comme un diamant, elle doit briller éternellement. « Drôle de question. » Elle ne lui répond pas par insolence, elle n’oserait. La drogue agit sur ses pensées, sur ses mots. Elle le dit sur un ton légèrement amusé, légèrement délirant. Et puis elle ferme les yeux, avant que ses lippes ne s’étirent dans un large sourire. Un sourire angélique, le sourire de l’étoile. « Un échiquier. » C’est si naturel dans sa bouche. Elle en rigole légèrement d’ailleurs. C’est si évident, quand on connait la môme. Elle ouvre les yeux et sourit au regard animal de Briséis. « Petite, et même adulte, ça a toujours été mon passe-temps préféré. Et puis, il était noir, petite ça me faisait penser au chocolat noir. » Petite étoile qui scintille et qui rit, elle retombe dans l’insouciance, dans l’enfance. Les souvenirs se laissent aller, et l’enfant s’émerveille dans ce flux émotionnel. Mais il faut revenir dans le présent, petite étoile. Elle doit s’occuper de Briséis. Alors, son sourire enfantin disparaît, et elle regarde Briséis. « Et toi si tu être une autre personne, qui serais-tu ? » Elle ne savait pas quoi demander, alors, pour se faire pardonner, elle lui offre son sourire angélique. Elle ne veut pas se faire frapper, ni revoir le cadavre de son frère qui doit pourrir quelque part. Alors elle doit scintiller la petite étoile.
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MessageSujet: Re: (would things be easier if there was a right way?) Sam 13 Juin - 14:09


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ft. cersei reyes
"drôle de question." briséis s'esclaffe doucement, il est vrai que l'enfant n'a jamais été très sérieuse. et quand elle l'est, les gens fuient et ne laissent sur leur sillon qu'une longue traînée de sang causée par son si joli couteau. mais cette question, ce n'est qu'un pion sur l'échiquier géant qui régit la vie du monstre. tout est calculé, orchestré, elle sait, elle sait quel sera le prochain pas de sa tour comme de son roi. et elle sait, elle sait qu'elle gagnera toujours. maigre consolation que de voir galaad s'extirper du plan diabolique pour jouer sur son propre échiquier ou elle est sa pièce maîtresse. elle le voit dans ses yeux et cersei l'a vu aussi, cette possessivité vénéneuse qui anime la bête quand la petite étoile s'approche du diable. cersei a aussi vu le corps tendu de satan quand la bête s'évade. et sparks, elle, elle a bien remarqué l'attitude exemplaire de cersei quand galaad s'échappe, parce qu'il ne faudrait pas énerver la déglinguée, il ne faudrait pas l'exciter avec un peu d'arrogance si galaad n'est pas là. qui sait de quoi elle est capable, la folle, si son canalisateur n'est pas là. le sourire de sparks meurt sur ses lèvres et elle les pince, agacée, en retirant ses jambes de celles de sa petite lumière, soudain contrariée de lui faire si peur. "un échiquier." répond la petite étoile et briséis se permet un sourire en surélevant sa tête de sa main, son coude enfoncé dans le lit inconfortable. "petite, et même adulte, ça a toujours été mon passe-temps préféré. et puis, il était noir, petite ça me faisait penser au chocolat noir." et elle s'agace encore plus, sparks, quand elle voit que la droguée repart tranquillement dans les limbes de son esprit, suintant le bonheur et la paix intérieure. petite étoile qui se remet à briller quand le visage joyeux d'harry s'impose à son esprit détraqué. et sparks, elle s'agace. parce qu'elle ne supporte pas la luminescence irréelle de l'étoile quand elle pense à l'âme bâtarde d'harry qui souille ses doigts à présent. oh, comme il était beau le traître, incapable de survivre pour sa chère et tendre. oh, comme il est courageux, l'imbécile, pour avoir abandonné sa jumelle. "malheureusement, tu ne verras pas de chocolat avant des décennies. et il n'y aucun échiquier en état dans cette ville." le sourire qui vient s'écraser sur les lèvres de la mercenaire est carnassier. elle va la manger, morceau par morceau, grignoter sa peau et déchirer ses entrailles pour la purifier de la moindre pensée envers cette ancienne vie qui ne reviendra jamais. le bonheur, l'espoir, que de valeurs désuètes qu'il est temps de balancer au feu, pense-t-elle amèrement. et elle se rend compte alors, l'indomptable, qu'elle n'a pas encore assez souillé son jouet. qu'elle n'est pas guérie. pauvre petite chose qui vient tout juste d'entrer en enfer et qui croit en avoir fini avec le diable par quelques courbettes.  "et toi si tu être une autre personne, qui serais-tu ?" une lumière mortelle s'allume dans le regard de la déglinguée qui approche son corps tout entier de la pauvre victime aux rêves décolorés. qu'elle est belle, sa lumière, pense-t-elle alors en approchant doucement son visage du sien. ses yeux. ses yeux semblent lui manger la moitié du visage, ils contrastent si fort avec sa peau blême. pas pâle, non, elle n'est pas pâle la lumière, elle est blême comme si elle était malade. et elle l'est, les veines infestées de cette drogue malsaine que briséis n'ose même pas toucher. parce que sparks ne la supporte pas, cette piqûre dégueulasse. ah non. elle, elle n'approuve que la poudre blanche que galaad garde copieusement, celle de son ancien stock, de son ancienne vie. le visage de la poupée s'approche encore, félin, avant que ses lèvres ne viennent se glisser contre son oreille. et à sa voix, on sait qu'elle sourit. de cette façon si délicate et précieuse qui rappelle ô combien elle est dangereuse. "le diable." et elle ne ment pas. elle le serait. elle l'est déjà. elle a relu récemment des journaux parlant du crime qu'elle avait commis - après tout, greenville n'était pas habitué. la prison était presque vide et les quelques accidents concernaient principalement un peu de drogue ou des accidents de la route. mais elle, elle, l'église la nommait satan. et elle l'était, ses photos démentes dans le journal, ses propos insensés et cette voix folle qu'elle s'amusait à imiter lors du procès. elle avait créé son propre mythe, la poupée. et aujourd'hui, elle en savourait l'exquis résultat qui était sucré sur sa langue, presque métallique, comme un peu de sang. "si tu devais t'enfuir, ou irais-tu?" doucement, toujours, elle reprend sa place initiale. mais dans ses yeux, la même lueur, triste lueur démente qui impose une peur terrifiante qui retourne l'estomac et fait battre le coeur plus vite. puis elle demande. et ses questions commencent à se rapprocher de ce qu'elle souhaite réellement savoir, pour anticiper. si cersei s'envole, elle saura ou la rattraper. et c'est sa vie, du bout des doigts, qu'elle redessine pour tout savoir. bleu, rouge, vert, toutes les couleurs s'esclaffent sur sa toile imaginaire alors qu'elle tente, à l'aide de quelques couleurs, de refaire la lumière. et le rouge, le rouge partout, c'est harru, harry qui meurt de sa main. et elle aussi, maintenant, elle veut sourire. c'est si amusant, pense-t-elle, de détruire une vie et de la reconstruire. jeu innocent qui prend une forme décalée. et alice qui joue avec sa petite droguée, son joli chapelier sur le point de s'effondrer.

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