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(anka) ultraviolence

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Lenke Dezso
a walk among the graves + red right hand
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MessageSujet: (anka) ultraviolence Mar 16 Juin - 15:17


ultraviolence
ft. lenke & anka
La plaie béante. Le poignard laissé un peu plus loin et l’ancienne adorée maintenant détestée qu’il laisse en arrière. La plaie qui tire. La plaie qu’il sent contre son flanc. Elle a manqué l’essentiel, incapable de le tuer, mais le carmin file contre son épiderme et la douleur le rend fou. Il ne peut pas être faible. Il ne peut pas courber l’échine. Le maître des lieux qui doit régner sans ployer. Les loups qui ne peuvent voir les faiblesses. Il n’expose rien. Il ne montre rien. Le passé refoulé. Les souffrances dont il ne parle pas, qu’il n’expose pas.
La main qu’il porte au flanc et le grognement qui s’extirpe de ses lèvres. Les rôdeurs qu’il évite et la prison qui finit par se dessiner sous ses yeux. Elle qu’il cherche. La droiture qu’il tente de garder, mais le mal pénètre la chaire. Le sang tache les vêtements. Les regards qu’il croise. Les quelques questions qui fusent et il rejette d’un geste de la main. Pas besoin de l’un d’eux ne s’occupe de la plaie. Il a besoin d’elle. « Où est Anka?» Quelques réponses. Le loup qui crève. Le carmin qui perle. Le sang qui coule.

Lenke, il finit par trouver le chemin de la prison. Sa cellule qu’il trouve et la chemise qu’il retire sans attendre. La plaie ouverte. La plaie précise. La plaie qui suinte. Qui risque de s’infecter. La femme qu’il a eu envie de tuer, de crever, d’éclater. Le cœur qui palpite aléatoirement et le regard qu’il finit par sentir. Elle observe. La reine. Elle regarde. Il serre la mâchoire. La blessure qui cause des souffrances. Il déteste ça.
Il est faible Lenke. Les plaies ouvertes. Le passé remémoré et les blessures dont il ne se défait pas. La mort de sa gamine, de sa petite perle, la gorge tranchée et le sang de sa fille sur les mains. Elle allait devenir un monstre, un cadavre, pas d’autre choix. Le poignet d’anka qu’il attrape et le corps qu’il attire dans la cellule. « Aide-moi.» Il montre la plaie, retire le tissu de la plaie qu’il cache, mais qui rend la voix instable, qui rend la voix emplie de rage. Les sensations qui se percutent au crâne, qui ronge, qui le rendent complètement fou. Les sensations à même de le réduire à néant et les faiblesses qu’il doit cacher. Lui qui ne lui permet jamais de le toucher, qu’elle s’approche, qu’elle le vienne en aide. Elle sa reine parfaite. Sa reine désirée. « Clare est vivante.» Un souffle. L’explication au coup de poignard, l’explication à la plaie sur son flanc et la rage dans sa voix. Elle fait renaître les maux. Elle fait renaître le mal. Elle fait renaître la folie au fond du crâne. Les souvenirs qu’il déteste. Les souvenirs de sa faiblesse. Lui et les enfants. Lui et les fragiles. Lui et sa fille. Sa vie d’avant. Sa vie qui n’est qu’un souvenir amer qui roule à la langue. « Elle n’était pas contente de me voir.» Sourire. Mots crachés. Il attend son aide.

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Anka Eide
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MessageSujet: Re: (anka) ultraviolence Mer 17 Juin - 21:30


ultraviolence
Can you hear me when I'm trapped behind the mirror?
A doppelgänger roaring from my silent kind of furor?
Marées de sang que forment les rêves, des écumes rougeatres dans lesquelles elle se perd, s’enfonce et les poumons dégorgent d’un trop plein. Les nuits furies depuis l’épisode dernier, depuis la mort qu’il lui a ordonné d’orchestrer. Elle se réveille tremblante toutes les nuits, toujours à la même heure, toujours ce 4H44 qui tinte sur sa montre, le dernier vestige du temps qui passe, l’unique possibilité de se souvenir que le temps n’est pas figé, qu’ils ne sont pas au purgatoire. Un maigre reconfort. Chaque jour elle tente de faire des pas de plus, de sortir de la cellule, de les voir, de les faire ployer comme il dit… mais ils sentent les loups, ils sentent toujours la peur qui grouille, les entrailles malades à l’idée de devoir diriger une meute affamée. Pourtant, la couronne est là. Le respect gagné pour un mort. Ils murmurent encore mais elle sait que sa place n’est plus à prendre, qu’ils ont accepté. Ce n’est que l’attente de la chute. Comme chaque figure importante, une autre remplacera. Des chiots à diriger, à mener dans la bonne direction, des machoires à dresser. De son rôle, elle ne sait pas si elle doit le remercier, LUI, ou si elle doit lui cracher au visage, et frapper, écorcher jusqu’au dernier souffle. Le mélange incertain de ses émotions. Et peut-être… les sentiments ? L’obsession qui subsiste malgré le mal. La douleur ancrée dans la poitrine, le souffle perdu, elle ne se souvient pas de la scène passée – des images brouillées, des flashs incertains qui se mêlent à quelques fantaisies.

Des objets qu’elle collecte autour de la prison. S’éloigner est interdit, comme une laisse à son cou. Des précieux qu’elle conserve avec elle, des livres et petites curiosités qu’elle garde, comme une reine noire d’une partie d’échecs abandonnée. Des possessions sans aucun sens, mais qui lui permettent de combler le vide de la cellule, des quatre murs couverts de d’insultes. Le gris qu’elle a tapissé de peinture, les éclats de couleurs. Des pots trouvés au sous-sol. Une œuvre bancale mais nécessaire pour sa santé mentale. Anka s’acharne à recoller les pages d’un livre, la seule distraction qu’elle ait trouvé. Des pas dans le couloir auxquels elle ne fait pas attention. L’ombre qui se glisse dans la cellule, le géant de fer qui suinte le sang. Elle lève les yeux, timide approche en comprenant que le fauve est à terre. La plaie présentée, une entaille parfaite qu’elle imagine être le résultat d’une rixe entre connaissances. D’une personne sans volonté de l’abattre, sinon la gorge aurait été tranchée. Un avertissement. Debout, elle n’ose pas s’approcher, elle craint qu’il rejette encore ses soins, qu’il refuse tout toucher. Un colosse sur le déclin. Anka ne lui connaît pas la faiblesse. Toujours voilé sous une armure. De quoi les faire fuir, de quoi maintenir l’apparence. Tout va bien. « C’est déjà infecté et je n’ai pas de quoi recoudre » Les mots d’un clinique effrayant qui tranchent avec la peur de le voir mourir. Une blessure infime suffit à chuter. Réparer les corps, des études faites, des connaissances mais sans le matériel nécessaire… elle n’a pas appris. Survivre.

« Clare est vivante.» Le bleu qui darde contre l’ambre. Clare. L’alliance qu’elle avait volontairement oublié, l’adorée qu’elle a trahi et qu’elle continue de bafouer – une femme pour qui elle espérait secrètement la mort. Plus d’entrave. Un soupir et les bras qu’elle croise. « Affaire réglée, le divorce est signé ? » L’impériale qui claque, la voix tonnerre. Grimace de dégout à l’idée qu’elle a été capable de ça, d’une blessure, d’une plaie dangereuse. Clare l’entrave. Clare l’épouse. La jalousie qui gronde doucement. Le bras du meurtri qu’elle attrape, lui ordonne de s’allonger sur le lit défait – matelas pourrissant. Un chiffon qu’elle lui lance. « Appuie sur la plaie le temps que je trouve de quoi réparer tes conneries » La vulgarité qui revient, à la panique d’une pensée qu’elle ne trouvera rien. Les couloirs s’étendent, un plan qu’elle ne maitrise pas correctement, l’infirmerie qu’elle trouve et le nécessaire qu’elle emporte. L’animal crevé qu’elle retrouve. Les gants aux doigts. Une seconde à réfléchir, à craindre de toucher et surtout la rébellion. « Tu comptes te débattre comme un animal enragé ? » Des liens qu’elle envisage. Les doigts courent au torse, dévient et retournent à la plaie, le saccage d’une autre. D’un St-Thomas curieux qui fouille l’outrage. A la domination de l’autre qu’elle possède enfin. Un oups alors qu’elle l’entend grogner. Désinfectant singulier qu'elle verse. Alcool dérobé. « Des agrafes seraient l'idéal... une suture alors que c'est infecté... tu vas en mourir dans trois jours »


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MessageSujet: Re: (anka) ultraviolence Mar 23 Juin - 3:07


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Qu’elle approche. La lame qu’il a dû retirer. La lame imprégnée de son sang. Il sait qu’elle saura panser les plaies. Les blessures ne guérissent plus comme avant. Les lames souillées. Les lames sales. La plaie qui risque de s’empirer. Il ne peut pas flancher. Il ne peut pas ployer. Pas ici. Le maître des monstres. Il tourne le dos et risque de finir vidé, étripé. « C’est déjà infecté et je n’ai pas de quoi recoudre » - « Trouve quelque chose.» Pas le temps. Pas le temps de s’emporter. Qu’elle l’aide. Qu’elle cesse de détailler sans bouger. L’envie de la pousser, de la frapper, de la briser pour qu’elle réagisse. Il n’en a pourtant pas la force et il se laisse tomber sur le lit. Le sang qui file encore. Le carmin qui se répand. Le carmin chaud qui coule contre son flanc. « Anka.» La rage. Le grognement. Qu’elle se réveille. Qu’elle approche. Qu’elle réagisse. « Affaire réglée, le divorce est signé ? » Lenke. Il lâche un rire. Ça répand la douleur qui résonne contre les os. Il supporte mal la douleur. Il n’est pas à atteindre. Il est l’intouché. Il ne prend pas la peine de répondre Lenke. Que des conneries. Il n’a pas le luxe de divorcer, d’avoir les papiers officiels. Il ne l’aime plus elle. Elle fait remonter les faiblesses. Lui qui flanche. Le Lenke d’avant.

Lenke. Il laisse la reine s’approcher, la reine manipuler et prendre les décisions. Les contacts qu’il ne repousse pas. Pas cette fois. Pas tout de suite. Le chiffon qu’elle lance et la plaie qu’il opprime contre sa paume. La douleur qui le rend fou, qui gronde contre la moindre parcelle de son crâne. « Appuie sur la plaie le temps que je trouve de quoi réparer tes conneries » - « Dépêche-toi Anka.» La patience qu’il ne possède pas. Pas envie de crever à cause de Clare. Pas envie d’être l’animal blessé, mais il n’a pas envie de jouer, pas envie de faire semblant. Le chaos dans son crâne. Les souvenirs de sa fille. La petite qu’il a dû égorger avant qu’elle ne devienne l’un d’eux. Le sang contre les mains. La faiblesse dont il ne parle jamais. Clare. Claire fait renaître les maux et il déteste ça.
Le regard qui se porte au plafond. Il attend qu’elle revienne. Le bruit des pas et la reine qui revient à son chevet. La détentrice des désirs enfouis, qu’il n’assume pas, qu’il jette sur d’autres. Pas sur elle. Peur de la perdre. Peur de se lasser d’elle comme les autres. Sa figure parfaite qu’il crève de posséder, de briser un peu plus.
Elle revient. Elle s’approche. « Tu comptes te débattre comme un animal enragé ? » La tête qui tourne contre le lit et le regard de la blonde qu’il attrape. Trop de question. Qu’elle agisse au lieu de parler. « Tu parles trop.» La rage dans la voix, la rage qui gronde et la voix instable. La voix qui n’est pas calme. La voix qui s’emporte.
Il grogne. L’éclat de regard dans le fond des prunelles alors que les doigts de la blonde se font aventureux. Les phalanges qui s’enroulent autour du poignet, la pression qui se fait sentir et qu’il finit par relâcher. Un avertissement. « Des agrafes seraient l'idéal... une suture alors que c'est infecté... tu vas en mourir dans trois jours »
Il soupire. Foutue connerie. Il n’aurait pas dû se laisser avoir. Clare. Elle le rend instable. Elle le rend fragile. La gamine. Sa fille. Les images. Les cheveux clairs. Les yeux. Le carmin. Il est faible. Animal sur le point de crever. Il ne contrôle rien Lenke. Les faiblesses trop apparentes. Il sait le corps. Il sait comment faire pour tuer, mais ne sait plus comment aider. Il attrape le chemisier entre les doigts, la blonde qu’il attire vers lui pour capter son regard, pour laisser la rage parler et filer entre les lèvres. Pas de douceur. L’animal blessé qui attaque. « Arrange ça
Il parle de la blessure. Il parle de la plaie. Il parle des faiblesses, des maux qu’il ne contrôle plus. La folie qui rôde. La folie qui le rend dangereux.

Les doigts relâchent la pression et elle retrouve la liberté de mouvement. La confiance qu’il lui accorde. La seule à pouvoir le voir faible, fragile. La seule à le connaître trop bien, à savoir le fond de son âme, le passé et les faiblesses qu’il n’assume pas.
Les yeux qu’ils ferment. Les images de sa fille qui se percutent dans son crâne. Les images qu’il tente d’oublier, mais qui reviennent le hanter. Maintenant. « Je sais que tu peux régler ça Anka. Je te fais confiance.» Mots qu’il ne prononce jamais. Rarement. Pour la garder. Pour ne pas qu’elle s’enfuie. Pour qu’elle reste sienne. Une part de vérité qu’il lance. La seule attache. Elle. Sa reine. Sa perfection.

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MessageSujet: Re: (anka) ultraviolence Mar 23 Juin - 19:17


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La plaie qu’elle inspecte malgré le fait qu’elle sache parfaitement ce qu’il en est, pas besoin d’une inspection approfondie pour déterminer que l’infection est déjà. Les objets tranchants encrassés, la maladie qui grogne sur chaque arme, de chaque objet qui devient un instrument de la mort. Elle s’inquiète et comprend que c’est peut-être fini. Qu’à cause d’une rature, d’une blessure infime qui n’aurait nécessité quelques soins dans le monde qu’il connaissait avant, il risque à présent de mourir. La vie qu’elle ne tolère pas de voir s’échapper, la sienne qu’elle ne supporterait pas de voir flétrir. Lenke. Elle s’agite la blonde, à ne plus savoir ce qu’elle doit faire, à réfléchir à plusieurs possibilités à la fois, à imaginer, à se remémorer les cours. Un soldat tombé. Il est effrayant sans son armure, là, jeté sur le lit, à attendre qu’elle le soigne, un animal blessé qui est venu mourir auprès d’elle. Carcasse qu’elle se doit de sauver, qu’elle ne supporterait pas d’enterrer, pas lui… pas l’obsession. Et c’est au delà à présent, du refoulement des sentiments qui lui explosent au visage. La panique gagne et les gestes sont imprécis, une cavale dans les couloirs, le matériel qu’elle rapporte, de quoi soigner, de coudre maladroitement. Elle s’agenouille devant le lit, posture singulière de celle qui pourrait être en prière.

« Tu ne bouges pas… il faut que la plaie soit recousue rapidement, je ne pourrai pas m’arrêter parce que la douleur sera insupportable » Claquements de doigts pour récupérer l’attention de celui qu’elle perd, du sang qui tâche les draps et le sol, la perte trop importante qui bientôt le fera délirer et ce signe marquera l’arrêt de toute tentative pour le sauver. Une main qu’elle aventure au visage, la joue broussaille qu’elle effleure avec tendresse. L’inquiétude qui crépite au regard. « Tu crèves Lenke… et je te jure que j’viens te chercher en enfer et que je traverse les neuf cercles si il le faut » Les pas qui trottent jusqu’à la malle récupérée, les affaires qu’elle dispose, l’alcool qu’elle verse sur les instruments, unique moyen pour s’assurer de ne pas causer d’autres dommages. Fil et aiguille. Des sutures qu’elle ne pourra pas faire correctement. Les bons instruments qui manquent. La plaie est de nouveau lavée et les doigts courent à l’intérieur, de l’autre main qu’elle appuie sur le torse, l’obligeant à rester allongé, à ne pas bouger. Pour l’assurance que rien n’est touché à l’intérieur, qu’il ne s’agit que d’une plaie ouverte et pas d’une hémorragie interne. Les rougies qu’elle ressort d’une caverne de peau et commence la couture infernale. La première qu’elle passe lentement, pour lui laisser le temps de s’adapter. « Lenke. Parle-moi, raconte-moi ce que tu veux, j’ai besoin que tu restes éveillé, c’est compris ? » L’ordre qui tonne. C’est la première fois qu’elle se permet l’autorité avec lui. Un comportement nécessaire. La seconde suture qu’elle entame et continue alors qu’il commence à délirer, qu’elle ne peut pas comprendre le flot de mots qu’il déverse, des incohérences. Elle continue mais les mains tremblent et elle manque un geste, l’aiguille qui pique au moment endroit. Les excuses qu’elle ne bafouille pas et se reprend. Vingt huit points pour refermer la bêtise d’une autre, la haine qu’elle porte soudainement à l’amie assassine. Le travail est achevé et le mourant est tombé dans les limbes. Un pansement maladroit qu’elle fabrique, la plaie qu’elle dérobe à la vue de tous. Un roi qui a chuté au combat. Les cendres qu’elle doit à nouveau élever.

Un baiser sur le front, le Christ attendu. Elle sait à présent que plus rien ne lui appartient, qu’il st seul là-dedans, avec sa force, avec sa volonté de vivre. Une histoire qu’elle lit à voix haute, pour la croyance qu’il l’entendra, qu’il attrapera la main plutôt que de se retourner. Orphée aux enfers. Une heure… deux et finalement quatre. Elle s’est endormie et s’éveille brutalement aux gémissements de l’hôte. Vers l’homme qu’elle court, les mains qui se posent de chaque côté du torse, pour le calmer, apaiser les terreurs. « Lenke… c’est moi. Calme-toi… ne ré-ouvre pas la plaie, par pitié, ne me redemande pas de recoudre »


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MessageSujet: Re: (anka) ultraviolence Ven 26 Juin - 17:33


ultraviolence
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Les images qui deviennent de moins en moins claires. L’esprit qui divague. Qui vogue. Le monstre faible. Le sature qui se perd et les faiblesses qui viennent se percuter dans le fond de son crâne. Ce qu’il cache, ce qu’il refoule. Il est en train de perdre l’armure. Le monstre affaiblit. Le monstre qui ne contrôle plus rien. La voix résonne en écho dans le fond de son crâne. Il ne contrôle plus rien. « Tu crèves Lenke… et je te jure que j’viens te chercher en enfer et que je traverse les neuf cercles s’il le faut » Les râles de douleur qui filent entre les lèvres alors qu’elle aventure ses doigts. La douleur qui prend possession de la moindre parcelle de son corps. Ça lui vrille le crâne. Il perd le nord. Il perd le contrôle. Le corps qui tremble. Les muscles qui se crispent au passage de l’aiguille qui perfore l’épiderme. Les râles. La rage qui file entre les lèvres. Les images du passé qui se percutent au fond du crâne. C’est ce qu’il voit. Sa fille. Sa petite. Sa gamine. Sa perle. Il risque de tomber dans les vapes. Ce n’annonce rien de bon.
La voix qu’il entend en écho, la voix qui résonne. La voix de la reine. De la désirée. De l’aimée. D’un amour malsain. De l’amour qu’il peut offrir. Rien d’autre. « Lenke. Parle-moi, raconte-moi ce que tu veux, j’ai besoin que tu restes éveillé, c’est compris ? » Les yeux qui vrillent dans leur orbite, les perles de sueur qui coule à sa peau et la tête qu’il tourne vers elle. Il ne la regarde pas vraiment. Il voit le passé. Il voit les images. « Je l’ai tué.» Il parle de sa fille. Ce n’est pas précis. Sa bouche articule mollement. Il lance les faiblesses. Les faiblesses dont il ne parle jamais. Les enfants. Sa gamine. « J’ai tranché sa petite gorge frêle et j’ai son sang sur les mains pour l’éternité.» Les mots qui sont difficiles à comprendre, mais les mots qu’il lance. Sa fille. Son sang. Le carmin à ses mains.

Les images qui ne cessent pas. Le passé en boucle qui revient sans cesse. L’esprit faible et la douleur aux côtes. Les gémissements entre ses lèvres, les rêves qu’il tente de chasser, de repousser. Il reste là. Sa perle et son sang. Il ouvre les yeux. Le corps qui se crispe. La douleur qui fait tendre le moindre de ses muscles et la main qu’il porte à la blessure. L’envie d’arracher les points. Le mal qu’il veut sortir du corps.
Elle arrive. Elle pose les mains contre son torse. Le contact qu’il ne repousse pas. La main à sa plaie qu’il retire et son regard qui vient se porter dans celui de Anka. La sueur qui perle sur le visage. Il crève de chaud. Il n’est pas parfaitement conscient des actes qu’il pose. À moitié entre le monde de la mort et le monde des vivants.
« Lenke… c’est moi. Calme-toi… ne ré-ouvre pas la plaie, par pitié, ne me redemande pas de recoudre » Le torse qui se lève au rythme de sa respiration et les yeux qu’il repose au ciel. Le sang. Le sang qu’il sent contre ses paumes. Le sang de sa gamine. Il ne pense plus correctement. L’infection affecte son crâne, sa façon de résonner et présente ses faiblesses au reste du monde. La folie qui se glisse dans la moindre parcelle de ses veines et les images qu’il n’arrive pas à défaire de son esprit. Il ne veut plus penser à elle. Clare fait renaître les maux, le passé. Sa lame pourrit.
Il lève la main et pose sa paume brûlante contre le visage de la blonde, de sa moitié, de son bras droit. « Ma reine.» Un souffle. L’agonie dans le fond de la voix et la main qui retombe. Pas assez de force. Pas assez pour caresser la peau laiteuse de son visage. « Tu es magnifique.» Le sang sur ses mains. Il n’est pas là. Il voit du carmin. Celui de sa gamine. La réalité déformée qui se mélange au passé. Le corps qui se temps et la voix qui se tord un peu plus. « J’ai mal.» Mal. La blessure. Mal à l’âme. Des maux qui ne peuvent guérir. Il ne sait plus ce qu’il a pu souffler. Il ne sait plus départir la réalité des pensées qui le ronge.
La salive qu’il avale difficilement. Il ne sait pas ce qu’il veut. Il a besoin de ne plus voir son enfant, de ne plus sentir le carmin souillé de la mort qu’il a donnée. Il ferme les yeux. « Approche.» Il n’a pas la force de rien. Il a besoin d’elle. Blessé. Brisé. À vif. Il vacille entre les envies qu’il ne contrôle plus. Trop faible pour lutter. Trop faible pour faire semblant.


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